samedi 9 décembre 2017

Karl Popper : La logique de la découverte scientifique

Payot - Octobre 2017


Qu'est-ce qui est scientifique et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Comment vérifier une théorie ? Qu'est-ce qu'une hypothèse scientifique ? Comment la connaissance progresse-t-elle ? Chef-d'oeuvre de Karl Popper, ce livre puissant défend l'idée que pour être scientifique une théorie doit être réfutable par l'expérience. Le célèbre philosophe y discute Einstein ou Bernoulli, Heisenberg ou Schrödinger, mais aussi Russell ou Wittgenstein ; il déploie plusieurs concepts cruciaux, tels ceux de corroboration, de falsifiabilité, ou de critère de démarcation, sur lequel repose toute connaissance scientifique ; et il aborde des thèmes comme la simplicité, l'incertitude, le hasard et la probabilité, les rapports entre théorie et expérience, entre science et métaphysique.

Sir Karl R. Popper (1902-1994) est l'une des figures majeures de la philosophie du XXe siècle. Il est également l'auteur, aux Editions Payot, de Conjectures et réfutations.

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Mogens Lærke, Christian Leduc et David Rabouin (dir.) : Leibniz. Lectures et commentaires

Vrin - Novembre 2017 - Bibliothèque d’Histoire de la Philosophie


Ont contribué à ce volume : R. Andrault, J.-P. Anfray, L. Basso, F. Duchesneau, J. Dunham, M. Favaretti Camposampiero, J.-F. Goubet, M. Lærke, C. Leduc, J. McDonough, M. Picon, D. Rabouin, P. Rateau, A.-L. Rey, C. Rösler-Le Van.

Le présent volume est le premier ouvrage collectif dans le monde francophone visant à introduire la pensée de G.W. Leibniz (1646-1716). Il a pour but d’examiner les parties principales de la philosophie leibnizienne ainsi que les disciplines qui s’y rapportent.
Ce travail se devait d’être collectif pour deux raisons principales : d’abord, Leibniz contribua de manière importante à une grande diversité de domaines, philosophiques, scientifiques, théologiques et politiques. Ensuite, son corpus, de mieux en mieux connu par l’édition en cours des œuvres complètes, est l’un des plus abondants, mais aussi diversifiés de l’histoire de la philosophie et des sciences. Chaque chapitre est ainsi rédigé par un spécialiste du domaine. Tout en visant à commenter les thèses et les doctrines leibniziennes, les contributions du volume prétendent également prendre part aux discussions et interprétations de la recherche.

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Olivia Gazalé : Le Mythe de la virilité

Robert Laffont - Octobre 2017


Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l'époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes. 
Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l'homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n'a pas seulement postulé l'infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l'autre homme (l'étranger, le " sous-homme ", le " pédéraste "...). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l'oppression de l'homme par l'homme.
Depuis un siècle, ce modèle de la toute-puissance guerrière, politique et sexuelle est en pleine déconstruction, au point que certains esprits nostalgiques déplorent une " crise de la virilité ". Les masculinistes accusent le féminisme d'avoir privé l'homme de sa souveraineté naturelle. Que leur répondre ? Que le malaise masculin est, certes, une réalité, massive et douloureuse, mais que l'émancipation des femmes n'en est pas la cause. La virilité est tombée dans son propre piège, un piège que l'homme, en voulant y enfermer la femme, s'est tendu à lui-même.
En faisant du mythe de la supériorité mâle le fondement de l'ordre social, politique, religieux, économique et sexuel, en valorisant la force, le goût du pouvoir, l'appétit de conquête et l'instinct guerrier, il a justifié et organisé l'asservissement des femmes, mais il s'est aussi condamné à réprimer ses émotions, à redouter l'impuissance et à honnir l'effémination, tout en cultivant le goût de la violence et de la mort héroïque. Le devoir de virilité est un fardeau, et " devenir un homme " un processus extrêmement coûteux.
Si la virilité est aujourd'hui un mythe crépusculaire, il ne faut pas s'en alarmer, mais s'en réjouir. Car la réinvention actuelle des masculinités n'est pas seulement un progrès pour la cause des hommes, elle est l'avenir du féminisme.

Olivia Gazalé a enseigné la philosophie pendant vingt ans, en classes préparatoires, à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et aux Mardis de la philo, dont elle est la cofondatrice. Elle est l'auteur de Je t'aime à la philo – Quand les philosophes parlent d'amour et de sexe (Robert Laffont, 2012).

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vendredi 8 décembre 2017

Claire Beyssade : Sous le sens. Pour une sémantique multidimensionnelle

Presses Universitaires Vincennes - Septembre 2017 - Collection : Sciences du langage


À côté de ce qui est explicitement dit, il y a les sous-entendus, les présupposés… qui servent à dire... sans le dire, qui font tout le charme, la cohérence et le ciment d’un discours.
« Sous le sens » porte sur un sujet central tant pour la théorie linguistique que pour l'enseignement du français : le sens, la façon dont il se construit et ce dont il est fait, de l’explicite à l’implicite. Il présente l'état actuel des recherches sur les implicatures et les présuppositions, étudiées à la fois par les philosophes, les linguistes et les psychologues ; il souligne l’importance des anti-présuppositions et des implicatures conventionnelles dans la cohérence et la cohésion discursives. Il discute en français une littérature foisonnante mais souvent peu abordable, car présentée en anglais et de façon technique, par des spécialistes, pour des spécialistes.

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Ch. Dupouy & J.-L. Pierre (dir.) : Éthique et politique dans l'œuvre de Charles Ferdinand Ramuz

Artois Presses Université - Novembre 2017 - Collection : Etudes littéraires


Dans les Années trente, Ramuz essayiste était sollicité par les directeurs de revues d’horizons différents et nourrissait le débat politique. De nos jours, la dimension éthique et politique de l’œuvre ramuzien est méconnue. Le Colloque de Tours (2014) entendait la revisiter. Examiner le positionnement de l’écrivain face aux idéologies de son temps et aux évolutions de la science et de la technique. La réflexion sur le « paysan » est essentielle dans la pensée politique de Ramuz ; le « paysan » apparaît comme le moment éphémère d’un lien privilégié entre l’Homme et la Nature. Quant aux propos sur ce que l’on nomme aujourd’hui « l’environnement », ils sont d’une actualité saisissante. Le Colloque fut également l’occasion de souligner l’originalité et la modernité du romancier dont les récits échappent aux définitions traditionnelles du roman rustique. L’écriture ramuzienne, dans sa violence créatrice, est une écriture de rupture, un acte éminemment politique.

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Marie Pelé et Cédric Sueur (dirs.) : Questions d’actualité en éthique animale

L'Harmattan - Décembre 2017


L'éthique animale qui désigne l'étude de notre responsabilité morale à l'égard des animaux, n'est pas une prise de position mais un questionnement en perpétuelle évolution avec notre culture et notre temps. Cet ouvrage présente plusieurs éléments de réponses aux récentes questions posées par la société sur notre rapport aux animaux. 
Il est le fruit des échanges qui se sont tenus lors des conférences-débats organisés dans le cadre de la spécialisation « Éthique et droit de l’animal » du master « Éthique et Sociétés » du Centre Européen d’Enseignement et de Recherche et Éthique (CEERE) de l’université de Strasbourg. Experts et étudiants y abordent 11 questions en éthique animale :

1. Le chat domestique et la biodiversité

2. La captivité des cétacés

3. Droit de l’individu ou droit de l’espèce

4. Faut-il considérer les grands singes comme des personnes ?

5. Notre lien à l’animal : uniquement une question de culture ?

6. Transanimalisme et animal cyborg

7. La possession de l’animal de compagnie

8. Les animaux dits « nuisibles »

9. Quel droit pour les animaux dans les abattoirs aujourd’hui en France ?

10. Agriculture : quel type d’élevage pour demain ?

11. Quand est-il moral d’euthanasier un animal ?

Préface de Jean-Marc Neumann.

Cédric Sueur et Marie Pelé sont des éthologues et primatologues français. Ils ont obtenu leur doctorat en biologie à l'université de Strasbourg où ils enseignent l'éthique animale. Cédric Sueur étudie les réseaux sociaux de plusieurs espèces animales. Marie Pelé est experte en cognition comparée chez les primates.

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jeudi 7 décembre 2017

Arnault Skornicki et‎ Chloé Gaboriaux : Vers une histoire sociale des idées politiques

Septentrion; Édition - Décembre 2017 - Collection : Espaces politiques


L'histoire sociale des idées politiques correspond à un authentique projet de rénovation disciplinaire : ancrer l'histoire des idées politiques dans les sciences sociales. Cependant, ce projet doit encore devenir un programme articulé, entre la sociologie des intellectuels, la généalogie foucaldienne, la sémantique historique, l'analyse du discours et des langages politiques... Sans prétendre livrer la formule magique de son unité méthodologique, cette série de contributions et d'entretiens donne à voir la pluralité et le dynamisme de l'histoire sociale des idées politiques. Elle offre non seulement un panorama international, mais aussi de nombreuses pistes méthodologiques et empiriques, que ce soit sur la notion cardinale de "contexte", le rapport de Quentin Skinner à la sociologie, le laboratoire démocratique, ou l'histoire des idées en milieu populaire. Fruit d'un important effort collectif, cet ouvrage transdisciplinaire est le premier du genre sur un domaine en pleine expansion.

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Henri Maldiney et Jean-Pierre Charcosset : Le Vouloir dire de Francis Ponge. Suivi de Henri Maldiney, lecteur de Francis Ponge

Encre Marine - Novembre 2017


« Surgissez bois de pins ! Surgissez dans la parole ! »

Appelant choses et mots à venir paraître au jour de l'existence, c'est entre ces choses et ces mots, dans les mots eux-mêmes que se cherche la poésie de Francis Ponge qui, du Parti-pris des choses à La Rage de l'expression, aura tenté le plus extrême : oser dire.
Le plus extrême, car extrême est toute parole qui, prenant son inspiration de l'appel muet des choses, veut les dire, veut, leur répondant, co-naître avec elles au monde. Mais comment dire la chose sans faire d'elle un objet mort ? Comment se rapporter à la langue sans en figer le lexique en un système pré-construit de significations qui n'ouvre rien du monde qu'il entend décrire ? Dire le galet sans pétrifier le discours, ou dire du pré la verte vérité requiert alors un jeu. Non celui, suffisant, qui idolâtre le texte ; mais celui qui, tendu, s'instaure entre choses et mots et suscite l'origine même de la parole, soit pour nous qui parlons, de notre être-au-monde.
C'est ainsi à une analyse précise de l ob-jeu ravivant la verbo-motricité première de l'homme et les appels du monde muet que cette étude nous convie. Avec la poésie de Francis Ponge, par elle, c'est alors l'origine même de la parole qui vient à se dire, cette puissante origine nocturne qui, nommant, ouvre le jour, le jeu du monde.
Ce que parler veut dire nous l'apprenons des poètes. Parce qu'ils sont partagés entre les choses et les mots comme nous. Mais eux le savent et certains le disent en propres termes.
Leur parole, alors, a la violence de ce qui, divisé d'avec soi, a à devenir réel. Telle l'écriture de Francis Ponge.
Il fallait en tenter l'approche en souvenir de l'ami, en faveur de l'esprit.

Henri Maldiney s'est spécialisé en esthétique. Il a enseigné à Gand puis à Lyon la philosophie générale, l'anthropologie phénoménologique et l'esthétique.

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mercredi 6 décembre 2017

Blanche de Richemont : Petit dictionnaire de la joie

Philippe Rey Ed. - Octobre 2017


Un parcours informel, poétique et riche sur les chemins de traverses de la joie

" Il est temps d'avancer sur une terre sans balise où seule s'impose la loi de l'univers, exigeante, puissante et sublime. Il est temps de sortir de notre désespoir tranquille et d'ouvrir les bras à tous les possibles, c'est-à-dire à l'inconnu, à notre grandeur, au merveilleux. " 

Le petit dictionnaire de Blanche de Richemont regorge de joies simples qui nous attendent au détour du chemin. De Absolu à Zéro, en passant entre autres par Chanter, Épreuve, Gourmandise, Hasard, Lâcher-prise, Nudité, Révolte, Sensualité, Vin, Yeux, de nombreuses références culturelles, philosophiques et spirituelles portent le livre, complétées par des citations et les expériences personnelles de l'auteure. Cet ouvrage a un projet humble et immense : il sème des graines, comme des pistes à explorer, pour que la joie ne reste pas cachée. 
Un livre plein d'élan et de poésie, qui se butine avec bonheur.

Blanche de Richemont est une écrivaine française, née à Paris en 1978. Après un DEA de philosophie sur le sublime, elle se voue à l'écriture et au voyage. Son premier livre Éloge du désert (Presses de la Renaissance, 2004) est le fruit de plusieurs voyages en Égypte, Algérie, Libye, Tunisie, Mali, qui l'ont orientée vers le silence et l'essentiel. Elle obtient le prix Alef 2016 des librairies mieux-être et spiritualités pour Le souffle du Maitre (Presses de la Renaissance, 2015).

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Christophe Grellard (éd.) : Miroir de l'amitié. Mélanges offerts à Joël Biard

Vrin - Décembre 2017 - Études de philosophie médiévale


A l’occasion de ses 65 ans, plusieurs de ses amis, collègues et étudiants ont voulu jeter un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur l’oeuvre et la carrière de Joël Biard. Du CNRS (Centre d’histoire des sciences et des philosophies arabes et médiévales) à l’Université de Tours-François Rabelais (Centre d’études supérieures de la Renaissance), il n’a cessé de travailler à faire mieux connaître une période négligée de l’histoire de la philosophie, le Moyen Âge. Auteur d’une œuvre ample et exigeante, qui fait désormais autorité dans plusieurs domaines, il a permis de réévaluer l’importance du Moyen Âge tardif dans les bouleversements intellectuels qui agitent l’Europe entre le XIVe et le XVIe siècles. Il a ainsi profondément renouvelé notre connaissance de l’histoire des sciences et de la philosophie de cette période. A partir de ces acquis, les études ici réunies entendent montrer le dynamisme des champs d’enquête (logique et philosophie naturelle, études buridaniennes, Renaissance) qu’il a marqués de son empreinte, et mettre au travail une oeuvre dont la fécondité n’est plus à démontrer.

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Isabelle Thomas-Fogiel (dir.) : Tristes réalismes, exploration d'un tropisme philosophique contemporain

Vrin - Décembre 2017 - Bulletin de la société française de philosophie


La réflexion proposée dans cette conférence prend sa source dans un étonnement, voire une stupéfaction, face à la configuration de la philosophie de ces trente dernières années. En effet, la production philosophique paraît s’y réduire à une unique revendication, que l’on pourrait résumer par cette injonction lancée aux enfants du siècle : « Faites-vous réalistes ».
Or, il semble difficile, pour l’historien de la philosophie, de ne pas s’interroger sur ce phénomène de cristallisation, qui est d’autant plus étonnant que ses origines sont à ce point multiples (de la phénoménologie à la philosophie du langage ordinaire, en passant par la métaphysique analytique comme continentale) qu’il transcende les grandes partitions qui ont structuré, depuis l’après-guerre, notre paysage philosophique (telle, celle entre analytique et continentale).
Trois questions seront ainsi posées : tout d’abord, que signifie, pour ceux qui le revendiquent aujourd’hui, le terme « réalisme », ou, pour le dire autrement, quels sont les actes fondamentaux qui, par-delà la diversité des approches, sont communs à tous et donnent quelque consistance à l’appellation affichée? Peut-on, ensuite, à partir de l’analyse de ces principes structurels qui délimitent la sphère du réalisme contemporain, en repérer les apories, ou pour le dire de manière moins négative, dessiner les interrogations que suscite cette actuelle configuration, interrogations qui peuvent être conçues comme autant de pistes de recherche pour qui voudrait affermir, ou à l’inverse critiquer, cette nouvelle constellation conceptuelle? Enfin, ces problèmes rencontrés ne nous conduisent-ils pas à revenir sur la définition de la vérité unanimement mise en avant par les actuels réalistes?

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Collectif : Entre nature et histoire. Mœurs et coutumes dans la philosophie moderne

Classiques Garnier - Décembre 2017


Cet ouvrage analyse le rôle des mœurs et des coutumes dans les discours philosophiques modernes et dans l’interrogation des classiques sur la subjectivité, le statut de la morale, la constitution et les limites de la souveraineté.


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mardi 5 décembre 2017

Éric Marquer et Paul Rateau (dir.) : Leibniz lecteur critique de Hobbes

P.U. Montréal / Vrin - Décembre 2017 - Analytiques


L’influence exercée par la lecture de Hobbes sur la pensée de Leibniz est attestée par le témoignage du philosophe allemand lui-même. Il déclare en effet à son aîné : « Je crois avoir lu la plupart de vos œuvres publiées tantôt séparément, tantôt rassemblées, et je prétends en avoir tiré profit comme peu d’autres en notre siècle. »
À notre connaissance, Leibniz n’en dira jamais autant d’un autre de ses contemporains. Et rien ne laisse présumer que cette déclaration de 1670, alors qu’il n’a que 24 ans, ne soit pas sincère. Au contraire, les contributions réunies dans ce volume ne font qu’en confirmer la justesse et la validité au-delà des seules années de jeunesse. Elles montrent que Leibniz connaît bien l’œuvre de Hobbes : qu’il l’a méditée très tôt, qu’il l’a fréquentée assidûment, en y trouvant des ressources théoriques fécondes et en y puisant certains concepts. Qu’il y est même revenu, preuve que l’influence ne s’est pas arrêtée au jeune homme, mais que l’intérêt a perduré tout au long de sa carrière intellectuelle. Hobbes est pour Leibniz un auteur incontournable de la modernité et bien qu’il n’ait pas réussi à entrer directement en contact avec lui, il en a fait dans ses textes un interlocuteur majeur, dont il rencontrait forcément les thèses, en traitant de physique, de théorie de la connaissance, de morale, de religion, de droit ou encore – bien sûr – de politique.

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G.W.F. Hegel : Leçons sur la logique et la métaphysique. Heidelberg, 1817

Vrin - Décembre 2017 - Bibliothèque des Textes Philosophiques


Au moment même où paraît la première édition de l’Encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel, tout nouveau titulaire d’une chaire universitaire à Heidelberg, y tient ces leçons sur la logique au semestre d’été 1817. Elles se réfèrent donc aux paragraphes de cette édition, dont elles constituent le meilleur commentaire concernant la logique. Le texte des leçons, souvent considérablement développé par rapport aux paragraphes auxquels il renvoie, présente en outre une indéniable originalité. On y trouve en effet des différences significatives dans l’ordre de présentation des thèmes et plusieurs passages évoquent des notions absentes dans l’ouvrage de 1817, mais développées dans les éditions ultérieures de l’Encyclopédie. Ce texte projette ainsi une vive lumière sur le moment logique, « âme » de tout le système, et sur les clarifications que Hegel ne cessera de lui apporter jusqu’à la fin de ses jours.

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Revue philosophique de la France et de l'étranger 2017/4 (Tome 142) : Franz Brentano

PUF - Décembre 2017


Denis Fisette, Guillaume Fréchette
Page 459 à 470
Brentano et la France

Alain de Libéra
Page 471 à 490
Le Centaure et le SchimmelOnto-logique d’une fiction dans la Psychologie du point de vue empirique

Kevin Mulligan
Page 491 à 512
Incorrect emotions in ancient, austrian & contemporary philosophy

Barry Dainton
Page 513 à 528
Brentano on Phenomenal Unity and Holism

Uriah Kriegel
Page 529 à 558
Brentano’s Evaluative-Attitudinal Account of Will and Emotion

Page 559 à 596
Références bibliographiques du fascicule

Page 597 à 601
Analyses et comptes rendus


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lundi 4 décembre 2017

Philosophia Scientiae T21/3 2017 : N'allez pas croire ! Hommage à Pascal Engel

Kimé - Novembre 2017


Gerhard Heinzmann et Jacques Morizot
Preface
Jean-Baptiste Guillon
Réflexivité épistémique et défense forte du sens commun. Remarques sur l’épistémologie de Pascal Engel 
Gerhard Heinzmann
Dialogue sur le vrai
Cyrille Imbert
Simulations, explication, compréhension : essai d’analyse critique 
Diego Marconi
Philosophical Thought Experiments: The Case for Engel
Jacques Morizot
Quelques variations sur la philosophie et la connaissance littéraire 
Roger Pouivet
Le droit de (ne pas) croire. Une réponse à Pascal Engel 
Ernest Sosa
Judgment Puzzles. In Conversation With Pascal Engel 
Pascal Engel
Responsiones ad Amicos 
Pascal Engel
Pascal Engel. Publications

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Jérôme Lèbre et Jacob Rogozinski (dir.) : Jean-Luc Nancy. Penser la mutation

Presses Universitaires de Strasbourg - Novembre 2017 - Cahiers philosophiques de Strasbourg


Notre monde est en pleine mutation et l’humanité mute elle aussi. Ces deux expériences du contemporain sont devenues de plus en plus insistantes dans la pensée de Jean-Luc Nancy et font le lien entre sa pensée du corps et sa pensée de l’histoire. Ce volume réunis des contributions présentées à l’occasion du premier colloque international qui s’est tenu autour de ce philosophe strasbourgeois de renommée mondiale. Selon le souhait de Jean-Luc Nancy, les intervenants ont gardé dans leur texte une attention constante à ce présent qui fait plus que changer.
Ce numéro de revue concerne les lecteurs, universitaires ou non, intéressés par la philosophie, la littérature, l’art, l’histoire et la théologie.

Ont participé à ce volume : I. Alfandary, D. Cohen-Levinas, M. Fischer-Geboers, J.-M. Garrido, W. Hamacher, J. Lèbre, A. Liviana Messina, B. Manchev, J.-L. Nancy, Y. Nishiyama, A. Potestà, J. Rogozinski, M. Sá Cavalcante Schuback

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Amor Cherni : Penser le sensible II. Génération

Les points sur les i - Décembre 2017


La génération ou la reproduction est la venue au monde de l'être vivant. Ce phénomène pose de redoutables problèmes aux savants classiques (XVII°-XVIII° s.). Il s'agit d'abord de savoir son mode de production qui varie selon les règnes, les genres et les espèces, allant du plus simple au plus complexe. Mais les savants s'y arrêtent à la distinction de deux formes principales : l'une singulière, l'autre binaire ou duelle. La première est observée chez les végétaux et certains genres d'insectes ou d'animaux inférieurs qui se reproduisent par division. La seconde apparaît chez les animaux supérieurs et nécessite le concours de deux individus. Cette dualité étonne les savants de l'époque qui cherchent à comprendre la part qui y revient à chacun des parents, la manière dont se fait le mélange, si mélange il y a, ce qui en résulte, etc. Consacré au courant qui expliquait la génération par la préexistence des germes, le présent ouvrage étudie les réponses que ce courant apportait à ces questions : où se trouvent ces germes ? Que leur apporte la fécondation ? Quels changements sont-ils appelés à connaître dans leur venue à la vie sensible ? Quelles conséquences en résulte-t-il sur le statut de l'espèce, etc. On montre ici comment ces interrogations et ces débats ont conduit du fixisme de l'époque à l'évolutionnisme d'aujourd'hui.

Amor Cherni est professeur de philosophie à l'Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand et a l'Université de Tunis.

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dimanche 3 décembre 2017

Revue L'Homme N° 223-224 : De la responsabilité

EHESS Editions - Novembre 2017


La responsabilité, en tant que concept juridique, philosophique et moral, mais aussi en tant que notion utilisée dans des situations ordinaires, est au cœur du dossier thématique coordonné par Deborah Puccio-Den pour le numéro 223-224 de L'Homme. 

Par une approche interdisciplinaire réunissant anthropologues, sociologues, historiens et juristes, ce dossier interroge la nature du lien privilégié que l’on établit entre actes et personnes dans différents contextes et sociétés, ainsi que les mécanismes d’attribution de la faute et les controverses autour des processus de réparation, tout en prêtant une attention particulière à la tension entre individuel et collectif. Le numéro inclut également un débat sur ce qui éloigne ou rapproche aujourd'hui l’anthropologie sociale, l’anthropologie biologique et la préhistoire, du point de vue épistémologique et institutionnel.

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Revue du M.A.U.S.S : Quand dire c'est donner. Parole, langage et don

La Découverte - Novembre 2017 - REVUE M.A.U.S.S


Bavarder, plaisanter, n'est-ce pas s'adonner, par jeu, au pur plaisir de l'échange des mots ? Au fond, pour détourner la formule fameuse de John Austin, dire n'est pas seulement faire, mais donner.

Plus que le silence, la parole est d'or. Et si elle l'est, n'est-ce pas, fondamentalement, parce que la parole est don ? Qu'est-ce, en effet, qu'une conversation, une simple salutation, sinon un flux de paroles données, reçues et rendues ? Bavarder, plaisanter, n'est-ce pas s'adonner, par jeu, au pur plaisir de l'échange des mots ? Au fond, pour détourner la formule fameuse de John Austin, dire n'est pas seulement faire, mais donner. 
Une telle hypothèse ouvre une perspective audacieuse, insuffisamment explorée. Elle est ici déployée tant pour esquisser une conception résolument relationnelle du langage qu'une approche généreuse de la parole : parole-offrande, telles la parole poétique, la prière, la confidence ; parole-alliance, celle du serment et de la promesse ; mais aussi, notamment en psychanalyse, parole salvatrice, parole qui soigne en permettant de revenir à soi. Comme si les personnes et les sociétés humaines avaient besoin, pour s'affirmer, se manifester et perdurer, de se nourrir sans cesse de ces liens ténus, fragiles, que constituent ces mots qui s'échangent de bouche à oreille. 
Pour autant, la parole qui se donne possède autant de charmes que de dangers. Elle est aussi lourde de violence potentielle. Ce pourquoi il faut apprendre à " tenir sa langue "...

Fondée en 1981, et dirigée par Alain Caillé, la Revue du M.A.U.S.S. (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales) s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à ce qui se produit à l'intersection des sciences sociales, du politique et de l'histoire. Elle s'est imposée comme l'un des lieux importants du débat public en France.

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Bernard LE BOVIER FONTENELLE : Entretiens sur la pluralité des mondes (édition critique)

Hermann - Novembre 2017


« Notre folie, à nous autres, est de croire aussi que toute la Nature, sans exception, est destinée à nos usages […]. Sur ce principe on ne manqua pas d’abord de s’imaginer qu’il fallait que la Terre fût en repos au centre de l’Univers, tandis que tous les corps célestes qui étaient faits pour elle, prendraient la peine de tourner à l’entour pour l’éclairer. »

Célèbre essai sur l’astronomie publié en 1686 et 1687, les Entretiens sur la pluralité des mondesrévolutionnèrent en leur temps les mentalités, achevant de bouleverser notre compréhension de l’Univers. Ce texte de Fontenelle, qui contribua à la réfutation des conceptions idéologiques, scolastiques et théologiques de la cosmologie, constitua une étape importante dans l’établissement des certitudes scientifiques nouvelles. 

Jacques Prévot, chercheur en littérature et grand spécialiste du libertinage au xviie siècle, propose ici une édition critique de ce livre devenu une incontournable référence.

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samedi 2 décembre 2017

Dragos Calma et Zénon Kaluza (dirs.) : Regards sur les traditions philosophiques (12e-16e siècles)

Leuven University Press - Novembre 2017 - Ancient and Medieval Philosophy - Series 1


Des perspectives nouvelles sur les diverses faces du thème de la tradition au Moyen Age
Le volume étudie comment les médiévaux ont compris et discuté les traditions philosophiques et, ce faisant, de quelle manière ont-ils participé à en formuler de nouvelles. Il analyse également dans quelle mesure les historiens ont-ils reconstitué ce sujet. Réunissant dix-sept études de cas allant de Hugues de Saint-Victor à Pietro Pomponazzi, le volume présente des perspectives nouvelles sur les diverses faces du thème de la tradition. Certaines contributions examinent un problème ou un texte choisis comme une bonne illustration d’une époque, d’un courant doctrinal ou d’une école. Dans l’ensemble, on apporte une perspective englobante de la "tradition" : un auteur médiéval discute une tradition tant antique (le péripatétisme) que contemporaine (le thomisme). D’autres contributions mettent en question des opinions historiographiques communément acceptées, tels que la présence du scepticisme ou du matérialisme au Moyen Age. Dans l’ensemble, on apporte une perspective englobante de la "tradition". 

Contributors
Dominique Poirel (Institut de recherche et histoire des textes, Paris), Katja Krause (University of Durham), Henryk Anzulewicz (Albertus-Magnus-Institut, Bonn), Ruedi Imbach (Université Paris 4-Sorbonne, Paris), Zénon Kaluza (Centre national de la recherche scientifique, Paris), Dragos Calma (University of Cambridge), Andrea Robiglio (Katholieke Universiteit Leuven), John Marenbon (Trinity College, Cambridge), Luca Bianchi (Università degli Studi di Milano), Odile Gilon (Université libre de Bruxelles), Christophe Grellard (École pratique des Hautes Études), Stefano Caroti (Università di Parma), Jean Celeyrette (Université de Lille)

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Alessandro Campi : Machiavel et les conjurations politiques. La lutte pour le pouvoir dans l'Italie de la Renaissance

Editions L'Harmattan - Décembre 2017


Le thème de la conjuration est central dans l'oeuvre de Machiavel. Il la conçoit comme un instrument de conquête du pouvoir et comme une technique de lutte politique. Cet ouvrage contredit une interprétation répandue selon laquelle Machiavel se serait limité à mettre en garde contre les conjurations. En réalité, il a élaboré une authentique phénoménologie ou anatomie de la conjuration. Ses réflexions représentent un manuel pratique pour le « coup d'Etat » et la conquête violente du pouvoir. Mais elles comprennent aussi des intuitions pertinentes en psychologie politique, sociologie du pouvoir et anthropologie sociale.

Alessandro Campi est né en 1961. Il est politologue et histoirien et enseigne la Science Politique à l'Université de Pérouse (Italie). Il est l'auteur de plusieurs essais dans le domaine de l'histoire de la pensée politique, en particulier sur la tradition du réalisme politique. Il a fondé en 2010 la « Rivista di Politica » et collabore régulièrement à plusieurs revues et quotidiens. Il est également membre du Comité de direction de l'Enciclopedia Machiavelli (Rome).

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Mahamadé Savadogo : Création et changement

Editions L'Harmattan - Décembre 2017


Interrogeant le sens de la relation entre une oeuvre et son auteur, cet ouvrage élabore une réflexion qui dévoile le profil du créateur, envisage l'évolution de l'oeuvre et s'arrête sur la relation entre création et socialisation. Le rapport entre culture et création et celui entre création et changement social, indiquent des passages entre la théorie de la création et la philosophie de l'histoire d'un côté et entre elle et la philosophie politique de l'autre. En définitive, l'enjeu de l'élaboration d'une théorie philosophique de la créativité va bien au-delà de la réhabilitation de la philosophie de l'art, hantée par « la mort de l'art ».

Mahamadé Savadogo est professeur à l'Université Ouaga 1 Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso) et directeur de la revue « Le Cahier philosophique d'Afrique ». Il a déjà publié chez l'Harmattan « Théorie de la création. Philosophie et créativité » (2016), « Philosophie de l'action collective » (2013) et, enfin, « Penser l'engagement » (2012).

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vendredi 1 décembre 2017

Alain de Libera : La volonté et l'action. Cours du Collège de France 2015

Vrin - Novembre 2017 - Collection : Bibliothèque des philosophies


« Je n’ai pas voulu cela. » La phrase de Guillaume II reprise par Karl Kraus dans Les Derniers jours de l’humanité sert de fil conducteur à une archéologie du sujet de l’action, entendu comme sujet d’un libre « usage » (khrêsis) du vouloir et du faire. Le fond du débat est d’ordre logique. Il passe par une distinction entre volonté (voluntas) et nolonté (noluntas), vouloir faire (velle facere), ne pas vouloir faire (non velle facere) et vouloir ne pas faire (nolle facere) dont l’histoire est retracée d’Anselme de Cantorbéry à Roderick Chisholm. S’y déploie une série de questions analysées en détail d’Abélard à Locke, de Buridan à Schopenhauer, de Duns Scot à Hobbes, Bramhall et Leibniz. Suis-je libre de vouloir ce que je veux faire? De vouloir ce que je ne veux pas faire? De ne pas vouloir ce que je veux faire? Non seulement avant de le faire, mais en le faisant? De l’Âne de Buridan au principe des possibilités alternatives de Harry Frankfurt, tout est mobilisé pour faire comprendre comment c’est en théologie que s’est nouée la question philosophique du rapport entre vouloir, nouloir et principe de non-contradiction. Deux modèles, en effet, s’affrontent depuis que la tradition chrétienne a élaboré les bases logiques de la théorie de la volonté et de l’action : le modèle aristotélicien, mis en œuvre dans la théologie byzantine par le patriarche de Constantinople Sergius I er(† 638), fondé sur un principe de cohérence subjective du vouloir assertant qu’un même « sujet » ne peut vouloir simultanément deux contraires; le modèle augustinien, repris par Duns Scot et Hannah Arendt, affirmant que toute volonté fait en même temps acte de vouloir et de non-vouloir. « Il faut toujours deux volontés rivales pour vouloir. » Pour le reste : Spectemur agendo! « Voyez-nous faire! » Nos actes sont nos juges. Une réponse à toutes les dénégations.

Alain de Libera est professeur au Collège de France où il occupe la chaire d’histoire de la philosophie médiévale. Sont parus dans la même série L’invention du sujet moderne et L’Archéologie philosophique.

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Ghyslain-Jean Martin et Marie-Françoise Rivet : Philosophie ordinaire. Le dialogue

Editions du Panthéon - Décembre 2017 - Collection : Mémoires, Témoignages


Beaucoup de préoccupations et d'interrogations métaphysiques ont traversé les siècles et incitent aujourd'hui à rétablir la pratique du dialogue. La conversation pleine de promesses permet de se lier, se confronter et de s'enrichir en privilégiant le partage et l'écoute. Il existe bien des façons de philosopher. Les Grecs voyaient dans l'exercice une forme de pédagogie : tout s'apprend, même la sagesse. Elle est la première de toutes les vertus, indissociable du savoir qui s'acquiert grâce au dialogue. Au travers de ces pages, Ghyslain-Jean Martin et Marie-Françoise Rivet entreprennent ainsi un échange épistolaire. De là, Mars et Vénus se retrouvent sur leur acropole virtuelle afin d'évoquer les questions universelles et intemporelles de nos contemporains.

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Revue de métaphysique et de morale 2017/4 (N° 96) : Theodor Lipps 1

PUF - Décembre 2017


Page 435 à 440 : Natalie Depraz, Mildred Galland-Szymkowiak - Présentation | Page 441 à 460 : Natalie Depraz - Lipps et Husserl : l’Einfühlung1 | Page 461 à 476 : Olivier Agard - De l’Einfühlung à la sympathie : Lipps et Scheler | Page 477 à 494 : Mildred Galland-Szymkowiak - Formes, forces, Einfühlung. L’esthétique de l’espace de Theodor Lipps | Page 495 à 512 : Michel Espagne - Theodor Lipps : de l’esthétique à l’histoire de l’art | Page 513 à 536 : - Bulletin de philosophie ancienne 2017 | Page 537 à 554 : David Banon - Aux racines de la modernité juive : « la première Aufklärung » | Page 555 à 574 : Arthur Dony - La mesure de la perfection.

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mardi 28 novembre 2017

Natalie Depraz (dir.) : Alain. Un philosophe rouennais engagé

Publications de l'Université de Rouen et du Havre - Octobre 2017 - Collection : Cahiers de l'ERIAC


Ce volume se propose de revisiter la figure d'Alain, en la replaçant dans son temps et en faisant justice à son oeuvre protéiforme, encore partiellement inédite. La première partie s'attache à l'originalité d'Alain en tant que professeur de philosophie à travers ses influences, ses différentes pratiques de l'enseignement et son ouverture à des publics variés, depuis les élèves de sa classe de philosophie jusqu'à ses lecteurs de La Dépêche de Rouen et des autres journaux auquel il a régulièrement collaboré, en passant par le public des universités populaires. La deuxième interroge le mode d'inscription d'Alain dans la philosophie française à travers certaines figures qui l'ont précédé ou suivi. La troisième fait enfin le point sur la spécificité de sa position face à la Grande Guerre, aussi bien d'un point de vue historique que philosophique.

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Arnold Geulincx : Métaphysique

Classiques Garnier - Novembre 2017 - coll. Textes de philosophie


Arnold Geulincx, cartésien flamand, développe un occasionnalisme original qui associe une priorité de l’éthique et la thèse d’une influence minimale de l’homme dans le monde. Sa Métaphysique (1691) présente une conception du sujet centrée sur l’expérience de l’humanité, définie par ses limites.


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Marc Faessler : Qohélet philosophe. L'éphémère et la joie

LABOR ET FIDES - Novembre 2017 - Collection : Essais bibliques


Le livre de Qohélet est l'un des plus mystérieux de l'Ancien Testament. Aucun consensus ne circule au sein des chercheurs quant au statut et à la visée d'un écrit que certains trouvent profondément pessimiste et teinté d'athéisme. Pour le théologien Marc Faessler, la portée de ce grand texte est tout autre. Il s'agit d'un écrit philosophique du IIIe siècle avant Jésus-Christ, au carrefour du judaïsme, de l'hellénisme et de courants de pensée venus d'Asie, dans lequel apparaissent en contraste les thèmes de l'éphémère et de la joie. L'auteur nous invite à soupeser ses découvertes en suivant son interprétation mot à mot de l'entier du texte dont on trouve en fin de volume une traduction nouvelle appuyée sur ses hypothèses. « Vanité des vanités, tout est vanité », la célèbre formule inaugurant l'écrit trouve par exemple une nouvelle dynamique avec Marc Faessler qui propose de lire plutôt, à partir de l'hébreu : « Buée de buées, tout n'est qu'évanescente buée ! »

Marc Faessler est théologien, pasteur, auteur de nombreux ouvrages dont, avec Catherine Chalier, Judaïsme et christianisme (Cerf, 2001) et Jean Calvin : « Réponse aux questions et objections d'un certain Juif » (Labor et Fides, 2010).

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lundi 27 novembre 2017

Jean-Alexis Aguma Asima : Le Mécanisme. Langage, théorie, philosophie. Etude critique

L'harmattan - Novembre 2017


Le mécanisme est un langage de caractère structural, une théorie scientifique, celle de la Mécanique, et une philosophie conçue comme un système scientifique. Ses difficultés viennent de ce qu'il prétend s'identifier aux procédures, aux données et aux résultats des sciences. Le crédit philosophique à faire à la philosophie mécaniciste réside cette ambition à sauver l'unité de la science et à retrouver l'idée de nécessité. Pour les philosophies de la finitude, ce projet est illusoire. C'est en se confrontant à elles que, peut-être, le projet d'une philosophie mécaniciste soit perdra ses illusions, soit trouvera tout autre sens.

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Michel Dalissier : Héritages et innovations. Merleau-Ponty et la fonction conquérante du langage

Métis Presses - Novembre 2017 - Collection : Champ contrechamp


Scrutant les Recherches sur l’usage littéraire du langage, transcription des notes du cours professé par Maurice Merleau-Ponty au Collège de France en 1953, Michel Dalissier s’emploie à en développer toute l’ampleur. Car ses Recherches, consacrées – comme leur titre l’indique – à un usage bien particulier du langage, mettent en regard de manière inédite philosophie et littérature afin d’en élucider les rapports essentiels.
Encore fallait-il en démêler la complexité pour que leur portée et leur richesse soient pleinement saisies. Relevant ce défi, Héritages et innovations montre qu’en s’occupant de littérature Maurice Merleau-Ponty s’occupe aussi bien de métaphysique, supposant qu’en l’usage littéraire du langage œuvre, à plein régime, une fonction conquérante qui enseigne au plus haut point sur l’être et sa constitution.
Cet ouvrage met ainsi en évidence l’insuffisance des approches phénoménologique ou ontologique du langage pour saisir les véritables enjeux philosophiques de la création littéraire. Car les sollicitations de l’écriture ouvrent à un champ d’innovations qui à travers la reprise de l’héritage métaphysique en permet le renouvellement.
En retour, tout au long de son étude, Michel Dalissier montre avec profondeur à quel point les Recherches offrent une méditation subtile des grands moments de l’expérience littéraire et proposent une réflexion déterminante sur le sens de l’écriture, sur la nature de l’écrivain et de son «autre» et sur la vérité que conquiert, en sa réussite, l’usage littéraire du langage.

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Astérion n°17 : De l'intérêt général

ENS Editions - Novembre 2017


Sous la direction de Pierre CRÉTOIS et Stéphanie ROZA

La notion d’intérêt général est, aujourd’hui, autant un concept juridique qu’un topos rhétorique. Son usage, qui se généralise en France dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, est inséparable d’une ambiguïté constitutive : en effet, les débats autour de sa définition cristallisent, depuis l’époque des révolutions, les enjeux de la caractérisation moderne de l’État et de son droit. C’est pourquoi on ne peut s’étonner qu’elle ait été portée tant par des penseurs que l’on peut rattacher à la tradition libérale (Locke ou Hobbes, souvent associés aux prémisses du libéralisme), que par d’autres, davantage associés à la tradition égalitariste (Proudhon) ou républicaine (Rousseau, Léon Bourgeois). L’invocation de l’intérêt général correspond toujours à une prise de position particulière dans le champ politico-philosophique. Les articles du présent dossier s’efforcent de montrer que chacune des conceptualisations fortes de l’intérêt général, y compris critiques, implique une conception de l’homme et de ses droits, ainsi qu’un projet de société.

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